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Our Latin Thing (Nuestra Cosa) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Documentaire musical de Léon Gast, Etats-Unis, 1972 (réédition 2011), 1h23

Image1971 : la Salsa, nouveau genre musical popularisé par le label Fania, connaît déjà un grand succès après du public latino de la côte est des Etats-Unis. Jerry Masucci, président de la Fania, décide alors de concrétiser un rêve vieux déjà de plusieurs années : filmer un concert en « live » de son orchestre-phare, la fameuse « Fania all Stars ». Il confie cette tâche à Léon Gast, qui armé d'une demi-douzaine de caméras, réalise effectivement cet enregistrement au Club Cheetah, le 26 août 1971. Le film qui en est issu, Our Latin Thing, contribuera puissamment à donner à la Salsa la dimension d'un genre musical majeur, d'abord aux Etats-Unis, puis dans le reste du monde.

La réédition de ce film-culte, à l'occasion du 40ème anniversaire de sa réalisation, permet de nous replonger dans l'atmosphère de cette salsa populaire, qui fait déjà danser à l'époque les rues du Spanish Harlem sans avoir encore été galvaudée par les effets délétères du mass-marketing. Public enflammé du club Cheetah, si proche des artistes dont ne le sépare aucune barrière de protection ; tranches de vies du barrio, avec ses combats de coqs, ses joueurs de dominos, ses petits commerces et ses brocantes, ses cérémonies de Santeria, ses gamins exubérants jouant sur les trottoirs, ses ivrognes et ses voleurs, ses fêtes en plein air animées par l'orchestre de Larry Harlow... On sent, à voir ces images que la Salsa ne pouvait naître que là, comme une mauvaise herbe crevant l'asphalte de ce quartier déglingué.

Ils sont tous là, les membres mythiques de la première Fania All stars, si jeunes qu'il faut parfois attendre le générique pour les reconnaître : Johnny Pacheco à la flûte, Ray Barretto aux congas, Roberto Roena aux bongos, Willie Colon au trombone, Larry Spencer à la trompette, Larry Harlow au piano. Et, au chant, rien moins que Cheo Feliciano, Pete "El Conde" Rodriguez, Hector Lavoe et Ismael Miranda, pour ne citer que les plus connus. Ils jouent déjà magnifiquement, mais restent encore simples et proches des gens : Ray Barreto prépare de l'ice-coca pour les passants, Ismael Miranda joue au marchand dans une petite boutique bourrée d'objets de santería, Jerry Masucci roule à vélo  sur les trottoirs...

Le film alterne dans un montage très vif - près de 2000 plans différents - des extraits du concert au Cheetah club, des scènes de rue et des images de répétition. Une heure et demi de bonheur musical qui nous permet de savourer une dizaine de titres, comme Quitate Tu, Anacaona; Ponte Duro, Abran Paso, Lamento de un guajiro, Tamarindo, ainsi qu'une de ces magnifiques Descarga dont la Fania All Stars avait le secret.

Réalisé à une époque où le genre Salsa vient à peine de sortir de sa phase de gestation, et n'a pas encore totalement réalisé la synthèse des différents genres dont il est issu, le film nous fait également bien comprendre la diversité de ces sources primaires : Son cubain sous sa forme presque pure dans Quítate tu ; orchestres associant les instruments du conjunto cubain traditionnel avec ceux de la pop américaine, comme la guitare basse et le piano électrique ; danse ressemblant selon les scènes plutôt au rock, au mambo, à la rumba cubaine, ou au Boogalloo. Quant à l'influence du mouvement hippie et protestataire du début des années 1970, il se fait sentir aussi bien dans la tenue vestimentaire et les coiffures (la boule afro) que dans l'esthétique parfois un peu déjantée du film, avec son montage haché, le coté un peu trash de ses séquences de rue filmées caméra à l'épaule, ou encore le graphisme coloré et plein d'imprévu du générique d'entrée.

Le film est accompagné par un petit livret expliquant sa génése et ses conditions de réalisation, ainsi que par deux CD contenant l'enregistrement intégral du concert de la Fania All stars au club Cheetah en août 1971.

Un document de référence, incontournable pour les amateurs du genre !!

Fabrice Hatem

Pour plus de renseignements : www.strut-records.com  ou www.fania.com 

Pour visionner quelque extraits du film sur internet :  lien1lien2lien3lien4lien5

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